La physique quantique lue autrement : mesurer, c'est projeter
En physique quantique, mesurer, c'est projeter : l'état est lu sur l'axe de l'instrument, et la projection perd une partie de ce qu'elle lit. Ce que l'on appelle hasard, effondrement ou demi-spin se lit alors comme le prix de cette lecture, et non comme un mystère de la matière.
Ce que la physique établit
FaitDans le formalisme standard, mesurer un observable sur un état donne l'une de ses valeurs propres, avec une probabilité égale au carré de la projection de l'état sur la direction correspondante ; l'état après la mesure est cette projection. La projection est l'opération centrale de toute mesure quantique.
FaitL'électron et les autres fermions ont un spin ½ (Dirac, 1928) : il faut les tourner de 720°, et non de 360°, pour retrouver l'état de départ.
La lecture du corpus ARC
LectureProjeter un vecteur sur un axe, c'est exactement l'opération que la mécanique quantique appelle mesure. La différence entre géométrie et mesure quantique tient au cadre d'interprétation, pas à l'opération : toute géométrie observable est projective, donc quantique.
LectureL'aléa n'est pas dans la nature ; il est le résidu de la projection d'une sphère sur deux valeurs. L'onde ne s'effondre pas : elle change de lecture.
LectureLe spin ½ est la constante k = ½ de la grille des neuf chiffres, le barycentre 4,5 rapporté à 9 : le coût de lire un état à trois dimensions à travers une mesure à deux. Les 720° sont deux tours de lecture pour un tour observé.
ThéorèmeAppliquée à l'intrication, cette lecture redonne exactement la corrélation quantique −cos θ et la borne de Tsirelson 2√2.
Pour aller plus loin
- Volume 7 : La Physique relue (sommaire)
- Volume 7, chapitre 3 : l'onde ne s'effondre pas, elle mute
- Volume 7, chapitre 4 : l'indétermination de Heisenberg
- Volume 7 complet (PDF)