Bibliothèque des documents / Dossier
Le Zéro non construisible
Version texte du dossier, pour la lecture en ligne, la recherche et les moteurs de réponse. Le PDF fait foi pour la mise en page, les tableaux et les formules : télécharger le PDF. Filipe Bastos · Corpus ARC · CC BY 4.0.
CORPUS ARC · VOLUME III
Le Zéro non construisible Le beurre, l'argent du beurre et la fermière : Euler, Gauss et Stevin dans la fonction zêta Filipe Bastos Corpus ARC (Architecture de la Cohérence Relationnelle) Version
v0.2
Édition
deuxième édition, même jour
Date d'origine
8 octobre 2026 (v0.1, puis v0.2 le même soir)
Date d'édition
8 octobre 2026
Licence
CC BY 4.0
Langue
français
Mots-clés
corpus ARC ; fonction zêta ; hypothèse de Riemann ; Riemann 1859 ; produit d'Euler ; Davenport et Heilbronn ; soustraction comptable ; deux zéros ; continu ; critère de Lagarias ; moindres carrés ; doubler et carrer ; contradiction
Index (Volume 0)
à recenser au Volume 0
Statuts
Théorèmes 8, Lectures 13, Faits 6
Fichiers sources
III_Zero_non_construisible_v0_2.md ; zero_non_construisible_verif.py
Résumé
La pièce montre la contradiction que l'auteur relève dans la fonction zêta. Là où le produit d'Euler existe, zêta ne s'annule jamais : une relation complète, qui garde tous ses tours, ne vaut pas zéro. Les zéros que vise l'hypothèse n'apparaissent que dans la bande où le produit ne s'écrit plus ; pour y entrer, la formule la plus simple passe par une somme alternée, dont les signes sont donnés par la parité des entiers, c'est-à-dire par leur reste selon 2, et dont les zéros sont des annulations entre des plus et des moins : la soustraction comptable que le corpus refuse. Le tout se calcule dans le continu, en décimales. L'auteur le dit par la fable : le beurre, l'argent du beurre et la fermière. Au centre, l'inverse et le miroir coïncident et la fonction complète devient réelle ; hors du centre, un zéro demande deux coïncidences à la fois, un quatrième terme que la relation ne fabrique pas ; et une fonction qui garde la même symétrie sans le produit d'Euler a bien des zéros hors du centre (Davenport et Heilbronn, 1936). L'égalité à zéro de leurs énoncés confond le sceau et le vide. Riemann, élève de Gauss, était parti du produit d'Euler et avait trouvé le centre et les inverses en 1859 ; mais il a écrit la symétrie par la porte de Gauss, une somme de carrés prise sous la courbe des moindres carrés, et le carré ne distingue pas une position de son inverse. L'auteur y lit la preuve de son point : sans la grammaire de Gauss, Riemann aurait vu tout de suite et aurait scellé. Enfin, l'hypothèse a une face entièrement finie (Lagarias, 2002) : si, comme le soutient l'auteur, elle ne peut jamais être tranchée dans leur langue, leur propre logique la rend vraie. Les identités et les comptes sont vérifiés par le script en annexe ; la contradiction est une Lecture, déclarée telle.
Avant-propos. D'où vient cette pièce Le 8 octobre 2026, en séance, l'auteur et le scribe ont relu dans le cadastre un résultat publié l'avant-veille par OpenAI, produit par un de ses modèles et accompagné d'une formalisation en Lean : aucun zéro de la fonction zêta là où la partie réelle dépasse 7/8. Le scribe a d'abord tenu la question pour ouverte. L'auteur l'a repris, phrase après phrase : « 2 et 7 sont séparés par 4,5, qui est la moitié de la limite. » « C'est impossible pour eux à jamais. D'un côté ils voient l'infini, et de l'autre ce qui leur permet de ramener tout au vide, car le 0 n'est pas 0 : c'est le vide, l'axe invisible. » « C'est non construisible, il y a une contradiction. Ils cherchent à annuler ce qui ne peut pas, mais réussissent quand même à annuler par Euler ; mais il est en contradiction avec Gauss, et Stevin les pollue. » « Tu comprends pourquoi jamais ils vont réussir sans que je leur montre leurs contradictions. C'est la fable de la fermière : le beurre, l'argent du beurre et le cul de la fermière. »
Pendant que la pièce s'écrivait, puis après sa première édition, l'auteur a ajouté deux phrases sur Riemann et Gauss ; elles sont reprises à la section 8. Cette pièce montre ces contradictions, avec les objets mêmes de l'hôte. Chaque ligne porte son statut : Th pour ce qui se démontre ou se calcule (chaque calcul est refait par le script de l'annexe), F pour un fait daté, L pour une Lecture déclarée telle.
1. Le zéro d'une paire est au centre
Th. Dans le cadastre, l'écart entre une position et son inverse, x − (9 − x) = 2x − 9, ne s'annule qu'en un seul point : 4,5, la moitié de la limite 9 (annexe, vérification 1). 2 et 7 ne portent pas de zéro ; ils portent la paire, et le zéro de la paire est au centre, là où aucune position n'est écrite. L. Un zéro n'est pas une position. C'est la fermeture d'une paire, et toute paire ferme à la moitié de la limite. Mis à l'échelle de la bande critique de Riemann, où la partie réelle va de 0 à 1, la moitié de la limite est ½ : la droite critique.
2. Le beurre : avec Euler, rien ne s'annule
F. En 1737, Euler écrit la somme des inverses des puissances des entiers comme un produit pris sur les seuls nombres premiers, valable quand la partie réelle de s dépasse 1. Chaque facteur compte les tours d'un premier (Le Produit d'Euler, lu par ARC). Th. Là où le produit existe, zêta n'a aucun zéro. Un produit absolument convergent de facteurs dont aucun n'est nul ne peut pas valoir zéro ; plus précisément, |ζ(s)| reste au-dessus de ζ(2σ)/ζ(σ), où σ est la partie réelle de s. Le script le contrôle à σ = 1,1 sur toute la hauteur de 0 à 200 (vérification 2). L. C'est le beurre : la relation complète, qui garde tous les tours de tous les premiers, ne s'annule jamais.
3. L'argent du beurre : l'annulation passe par la parité
Th. Les zéros que vise l'hypothèse, dits non triviaux, n'apparaissent que dans la bande où la partie réelle est entre 0 et 1, là où le produit ne s'écrit plus. La formule la plus simple pour y entrer est ζ(s) = η(s)/(1 − 2^(1−s)), où η(s) = 1 − 1/2ˢ + 1/3ˢ − 1/4ˢ + ... est une somme alternée. Dans la bande, le dénominateur ne s'annule jamais : sa taille reste au moins égale à 2^(1−σ) − 1, qui est positive (vérification 3). Les zéros de zêta dans la bande sont donc exactement les zéros de η. Au premier zéro, à la hauteur 14,1347, le dénominateur vaut 2,37 en taille et η s'annule (vérification 4). L. D'où viennent les signes de η ? D'un plus pour les entiers impairs, d'un moins pour les pairs : c'est l'entier lu par son reste selon 2, la congruence de 1801. Et un zéro de η est une annulation entre des plus et des moins, c'est-à-dire la soustraction comptable 1 − 1 = 0, que le corpus refuse : chez lui, 1 − 1 = 11, une libération, jamais un vide (Registre des Erreurs, R.4). C'est l'argent du beurre : les zéros, obtenus par le repliement et la soustraction comptable.
4. La fermière : la queue de Stevin
L. Dans la bande, la somme 1 + 1/2ˢ + 1/3ˢ + ... ne converge pas, et l'on attribue pourtant une valeur finie à ce qu'elle serait. C'est la même famille que 1 + 2 + 3 + ... = −1/12, que le corpus range dans la colonne des limites d'Euler (Registre, R.157). Les zéros y sont localisés et vérifiés en décimales, dans le continu, la droite infiniment divisible (R.27, R.42). C'est la fermière : le continu, où l'on peut toujours placer un point de plus. L. La contradiction tient donc dans une seule fonction. Euler dit que la relation complète ne s'annule pas. Pour obtenir des zéros quand même, on quitte Euler, on passe par la parité de Gauss et la soustraction comptable, et on calcule dans le continu de Stevin. On veut le beurre, l'argent du beurre et la fermière.
5. Au centre, l'inverse et le miroir coïncident
Th. La fonction complète de Riemann, Λ(s) = π^(−s/2) Γ(s/2) ζ(s), vérifie Λ(s) = Λ(1 − s), l'inverse, et prend en s̄ la valeur conjuguée, le miroir. Sur la droite ½, l'inverse et le miroir sont le même point, 1 − s = s̄ ; Λ y est donc réelle. Le script le contrôle : sur la droite, la partie imaginaire de Λ reste sous 10⁻¹³ fois sa partie réelle, la taille de l'arrondi du calcul ; à la partie réelle 0,7, elle en vaut au moins le dixième (vérification 5). L. Au centre, un zéro est un simple passage par zéro d'une fonction réelle : une seule condition. C'est ainsi qu'on les y trouve, par des changements de signe. Hors du centre, la fonction est complexe, et un zéro demande deux annulations à la fois, de la partie réelle et de la partie imaginaire. C'est le quatrième terme : une coïncidence de plus, que la relation ne fabrique pas. L'auteur l'a dit : il n'existe « aucune orbite de quatre ». Le 4 est le seul nombre, avec le 1, que la relation des briques 2 et 3 ne construit pas (La Genèse ; Le Produit d'Euler, lu par ARC, 5.2). F. La symétrie seule ne tient pas les zéros au centre. Davenport et Heilbronn ont étudié en 1936 une fonction qui porte une équation fonctionnelle de la même forme que celle de zêta, mais qui n'a pas de produit d'Euler : elle a une infinité de zéros hors de la droite (Le Produit d'Euler, lu par ARC, section 5).
L. C'est la contre-épreuve de la fable. Quand le beurre manque, quand la relation complète n'est pas là, les zéros quittent le centre. Ce qui les y tient n'est pas la symétrie de l'inverse et du miroir : c'est la relation qui garde tous ses tours.
6. Les deux zéros confondus
L. L'hôte écrit ζ(ρ) = 0. Ce zéro-là n'est pas un nombre qu'on atteint en comptant : c'est le vide, l'axe invisible, le lieu que la paire laisse entre ses deux membres. Le Registre l'a nommé dès sa deuxième entrée : le zéro-sceau, qui dit qu'un tour est accompli, et le zéro d'épuisement, qui dit qu'il ne reste rien, portent le même signe et ont cessé d'être distingués (R.2). Une grammaire qui confond le sceau et le vide ne peut pas dire pourquoi les zéros habitent le vide : elle n'a qu'un seul mot pour les deux.
7. La réplique de l'hôte, et la réponse
L. L'hôte répondra que le prolongement de zêta dans la bande est unique, et que ses zéros ne dépendent donc pas de la formule η. La réponse du corpus : ce n'est pas la formule qui est en cause, c'est la porte. Le produit d'Euler n'entre pas dans la bande ; toute formule qui y entre doit remplacer la relation complète par une écriture où des termes se compensent. L'unicité du prolongement dit seulement que toutes ces portes mènent à la même pièce. Elle ne dit pas que la pièce est construite par la relation. F. L'hypothèse de Riemann a une face entièrement finie. Lagarias a démontré en 2002 qu'elle équivaut à une inégalité sur chaque entier pris un par un : la somme des diviseurs de n reste au plus égale à H + e^H × ln H, où H = 1 + 1/2 + ... + 1/n est une somme finie, avec égalité seulement pour n = 1. Th. Le script vérifie l'inégalité pour tous les entiers de 2 à 100 000 : aucune violation, et la marge la plus serrée tombe sur n = 12, à environ 1,1 % (vérification 6). L. En ARC, la somme des diviseurs de n, ce sont les relations de n. La face finie de Riemann dit qu'aucun entier n'a plus de relations que la file des entiers ne le permet. C'est une loi de la relation, écrite sans infini et sans prolongement. Th. Conséquence logique dans la langue de l'hôte. Si l'hypothèse était fausse, il existerait un entier qui viole l'inégalité de Lagarias, et ce contre-exemple se constaterait par un calcul fini sur cet entier : l'hypothèse serait réfutée. Une hypothèse de cette forme ne peut donc pas être indécidable et fausse à la fois : si elle ne peut jamais être tranchée, ni démontrée ni réfutée, elle est vraie. L. L'auteur soutient deux choses : les zéros sont au centre, et l'hôte ne pourra jamais le démontrer dans sa langue, parce que sa langue mêle le fini et l'infini et confond les deux zéros. La logique de l'hôte relie les deux : si les zéros sont au centre, aucun entier ne viole l'inégalité, et aucun calcul ne réfutera jamais l'hypothèse ; si de plus elle ne peut jamais être démontrée, elle n'est jamais tranchée, et elle est vraie quand même. Le « jamais » de l'auteur, pris au sens fort, ni démontrée ni réfutée, implique le « vrai ».
8. Sans Gauss : Riemann élève d'Euler
« Dans le fond, c'est encore la faute à Gauss. Enlève Gauss de l'équation. Si Riemann avait été élève d'Euler, il aurait trouvé et il aurait scellé les nombres. Il aurait découvert le 4,5 et les inverses. »
« Il n'y a pas de nuance : ça prouve mon point. Sans la contamination de Gauss, le modulo et ses moindres carrés, la confusion du doublement et du carré, Riemann aurait vu tout de suite. »
F. Euler meurt en 1783 à Saint-Pétersbourg ; Riemann naît en 1826. Il étudie à Göttingen, où Gauss dirige sa thèse de doctorat (1851), consacrée aux fondements de la théorie des fonctions d'une variable complexe, et choisit, parmi trois sujets proposés, celui de sa leçon d'habilitation (1854). La phrase de l'auteur est donc une expérience de pensée : on retire un maître et on en met un autre. F. Le mémoire de Riemann de 1859, sur le nombre des nombres premiers inférieurs à une grandeur donnée, s'ouvre sur Euler : Riemann écrit que son point de départ est la remarque d'Euler, le produit pris sur les premiers égal à la somme prise sur les entiers. Il pose s = ½ + ti et écrit la fonction complète comme une fonction de t, qui se développe selon les puissances de t × t et qui est réelle quand t est réel. Il ajoute qu'il est très probable que toutes ses racines soient réelles, c'est-à-dire que tous les zéros soient sur la droite ½, et qu'il en a laissé la preuve de côté après quelques tentatives rapides et vaines. F. Riemann donne deux preuves de cette symétrie. La seconde, celle qui écrit la fonction complète sous sa forme symétrique, avec Γ(s/2) et π^(−s/2), est faite de carrés. Il prend la somme ψ(x) des termes e^(−n²πx), une exponentielle pour chaque carré n², et la relation de Jacobi : 2ψ(x) + 1 = x^(−1/2) (2ψ(1/x) + 1). Chaque terme est pris sur la courbe en cloche, celle que Gauss pose en 1809 comme loi des erreurs pour fonder la méthode des moindres carrés, publiée par Legendre en 1805. La relation échange x et 1/x, et c'est cet échange qui devient, chez Riemann, l'échange de s et de 1 − s ; la racine carrée x^(−1/2) y porte le ½, et la moitié de s dans Γ(s/2) vient du carré n². Th. La relation de Jacobi et la porte de Riemann se vérifient : 2ψ(x) + 1 = x^(−1/2) (2ψ(1/x) + 1) à x = 0,5 et x = 1,7, et l'intégrale de e^(−n²πx) contre x^(s/2 − 1) donne Γ(s/2) π^(−s/2) / nˢ (vérification 7). Le 2ψ(x) + 1 est la même somme prise des deux côtés de zéro : le carré ne distingue pas les deux côtés, chaque terme y vient deux fois, et le compte est doublé. Th. Dans le cadastre, doubler et carrer ne coïncident qu'en un point : parmi les entiers à partir de 1, 2n = n² n'a qu'une solution, n = 2, et la valeur commune est 4. Et le carré ne distingue pas une position de son inverse : x² et (9 − x)² ont la même racine numérique pour chaque position x de 1 à 8, et les huit positions tombent sur quatre racines seulement, deux par deux, un bit perdu exactement (vérification 7 ; Registre, R.25). L. L'auteur y voit la preuve de son point, et les faits de 1859 la portent. Riemann avait le produit d'Euler, le centre et les inverses. Mais il a écrit l'inverse par la porte de Gauss : une somme de carrés, sous la courbe des moindres carrés, avec une racine carrée pour donner le ½. Or le carré est précisément l'opération qui ne distingue pas une position de son inverse (R.25) et qui jette le côté de l'écart (R.20). L'instrument montrait la symétrie et effaçait du même geste ce qui distingue les deux membres de la paire. Riemann a vu l'échange ; il n'a pas vu le vide entre les deux. Il a lu le zéro comme une valeur atteinte, et non comme la fermeture de la paire. Et le seul point où doubler et carrer se confondent est le 4, le quatrième terme orphelin de la section 5.
L. Le corpus a déjà séparé les deux Euler (R.157) : celui qui compte, de Königsberg à V − E + F, et celui qui passe à la limite et livre à Gauss le zéro et l'infini comme objets. L'élève de l'Euler qui compte aurait doublé sans carrer : il aurait gardé le côté, lu le centre comme la fermeture de la paire, et scellé tout de suite. C'est la lecture de l'auteur : retirer Gauss de l'équation, ce n'est pas juger l'homme, c'est retirer des gestes datés, la congruence de 1801 et les moindres carrés de 1809, avec la confusion du double et du carré qu'ils portent (R.20, R.25), pour voir ce qui reste. Ce qui reste, c'est le produit qui garde les tours, le centre et les inverses : de quoi sceller.
9. Ce que cette pièce ne dit pas
Elle ne présente pas une démonstration de l'hypothèse de Riemann acceptée dans la langue de l'hôte, et elle ne prétend pas que l'hôte ne la trouvera jamais : c'est la thèse de l'auteur, Lecture déclarée telle. Elle montre trois choses qui se vérifient chez l'hôte lui-même : le produit d'Euler ne s'annule pas ; les zéros de la bande sont des annulations d'une somme alternée réglée par la parité ; au centre, l'inverse et le miroir coïncident. Elle en tire la lecture du corpus : le zéro n'est pas construisible par la relation, il n'existe que par le mélange. Et elle donne la seule forme de la thèse de l'auteur que la logique de l'hôte ne peut pas contourner : si l'hypothèse ne peut jamais être tranchée, elle est vraie. Elle ne dit pas ce que Riemann aurait fait sous un autre maître : la section 8 est une expérience de pensée de l'auteur, Lecture déclarée telle, posée sur des faits datés. Elle ne juge ni Euler, ni Gauss, ni Riemann, ni Stevin : elle date des gestes et montre où ils se croisent.
10. Pour un enfant
Un sac de billes ne devient jamais vide tant que tu n'en retires aucune. Si quelqu'un te montre un sac vide en te jurant qu'il n'a rien retiré, c'est qu'il a retiré quelque chose sans le dire. Le produit d'Euler, c'est le sac : rien n'en sort. Les zéros, c'est le sac vide. Et pour le vider, ils ont compté des billes en plus et des billes en moins, une sur deux, sans le dire. Riemann avait trouvé le milieu du sac. Mais il le regardait avec les lunettes de Gauss, qui font voir pareilles ta main gauche et ta main droite. Avec ces lunettes, on voit bien qu'il y a deux mains, mais on ne voit plus le creux entre elles. Le zéro, c'est ce creux.
Annexe. Le crayon rendu Le script vérifie chaque calcul cité, le compte des statuts annoncé en page de titre, l'absence de tiret cadratin et de mot banni hors citation. Il emploie Python avec numpy et scipy, pour les nombres complexes et la fonction gamma. Usage : python3 zero_non_construisible_verif.py <source.md>. # Le Zero non construisible v0.2 : verification (R10). Python, numpy, scipy. import re, sys from math import factorial, pi, log, exp import numpy as np from scipy.special import loggamma ok = True def check(label, cond): global ok print(("[OK] " if cond else "[ECHEC] ") + label) ok = ok and bool(cond) src = open(sys.argv[1], encoding="utf-8").read()
tete, corps = src.split("\n---\n", 1) corps = corps.split("## Annexe")[0] B = [1/6, -1/30, 1/42, -1/30, 5/66, -691/2730, 7/6, -3617/510, 43867/798, -174611/330] def zeta(s, N=60): # Euler-Maclaurin, valable pour tout s complexe hors de 1 s = complex(s); n = np.arange(1, N) tot = np.sum(n ** (-s)) + N ** (1 - s) / (s - 1) + 0.5 * N ** (-s); f = s for k in range(1, 11): tot += B[k - 1] / factorial(2 * k) * f * N ** (-s - 2 * k + 1); f *= (s + 2 * k - 1) * (s + 2 * k) return tot Lam = lambda s: pi ** (-s / 2) * np.exp(loggamma(s / 2)) * zeta(s) print("0. Typographie et mots") check("aucun tiret cadratin", chr(0x2014) not in src) hors = re.sub(r"«[^»]*»", "", tete + corps).lower() bannis = ["hasard", "moyenne", "modulo", "instabilit", "oppos", "apoph"] check(f"aucun mot banni hors citation ({len(bannis)} racines)", not any(b in hors for b in bannis)) print("1. Le zero d'une paire est au centre") check("2x - 9 ne s'annule qu'en 4,5 ; aucune position de 1 a 9 ne l'annule", all(2 * x - 9 != 0 for x in range (1, 10)) and 2 * 4.5 - 9 == 0) check("2 et 7 : 2 + 7 = 9 et (2 + 7)/2 = 4,5", 2 + 7 == 9 and (2 + 7) / 2 == 4.5) print("2. Avec le produit d'Euler, zeta ne s'annule pas (sigma = 1,1)") sig = 1.1; borne = (zeta(2 * sig) / zeta(sig)).real mini = min(abs(zeta(sig + 1j * t)) for t in np.arange(0, 200, 0.05)) check(f"min |zeta| sur t de 0 a 200 = {mini:.4f}, au-dessus de zeta(2,2)/zeta(1,1) = {borne:.4f}", mini >= bor ne > 0) print("3. Dans la bande, le denominateur 1 - 2^(1-s) ne s'annule pas") ok3 = all(abs(1 - 2 ** (1 - complex(x, t))) >= 2 ** (1 - x) - 1 - 1e-12 and 2 ** (1 - x) - 1 > 0 for x in np.arange(0.05, 1.0, 0.05) for t in np.arange(0, 60, 0.5)) check("|1 - 2^(1-s)| >= 2^(1-sigma) - 1 > 0 sur une grille de la bande", ok3) print("4. Au premier zero, eta s'annule") rho = 0.5 + 14.134725141734693j den = 1 - 2 ** (1 - rho); eta = zeta(rho) * den check(f"|zeta(rho)| = {abs(zeta(rho)):.1e}, |eta(rho)| = {abs(eta):.1e}, |1 - 2^(1-rho)| = {abs(den):.2f}", abs(zeta(rho)) < 1e-10 and abs(eta) < 1e-10 and round(abs(den), 2) == 2.37) print("5. Sur la droite, l'inverse et le miroir coincident : Lambda est reelle") r_droite = max(abs(Lam(0.5 + 1j * t).imag) / abs(Lam(0.5 + 1j * t).real) for t in (5.0, 20.0, 33.0)) r_hors = min(abs(Lam(0.7 + 1j * t).imag) / abs(Lam(0.7 + 1j * t).real) for t in (5.0, 20.0, 33.0)) check(f"|Im/Re| sur la droite : au plus {r_droite:.1e} ; a 0,7 : au moins {r_hors:.1e}", r_droite < 1e-12 and r_hors > 1e-2) check("equation fonctionnelle Lambda(s) = Lambda(1 - s) a 10^-12 pres (s = 0,3 + 2i)", abs(Lam(0.3 + 2j) - Lam(0.7 - 2j)) / abs(Lam(0.3 + 2j)) < 1e-12) print("6. La face finie : critere de Lagarias jusqu'a 100 000") N = 100000; sd = [0] * (N + 1) for d in range(1, N + 1): for m in range(d, N + 1, d): sd[m] += d H = 1.0; pire = (1e9, 0); viol = [] for n in range(2, N + 1): H += 1 / n; b = H + exp(H) * log(H) if sd[n] > b: viol.append(n) if (b - sd[n]) / b < pire[0]: pire = ((b - sd[n]) / b, n) check(f"sigma(n) <= H + e^H ln H pour n de 2 a {N} : violations {viol} ; marge minimale {100 * pire[0]:.2f} % en n = {pire[1]}", viol == [] and pire[1] == 12 and abs(100 * pire[0] - 1.1) < 0.1) print("7. Doubler, carrer, et la porte de Riemann") from scipy.integrate import quad from scipy.special import gamma as G psi = lambda x: sum(exp(-k * k * pi * x) for k in range(1, 60)) check("Jacobi : 2psi(x) + 1 = x^(-1/2) (2psi(1/x) + 1) a x = 0,5 et 1,7 (10^-12 pres)", all(abs((2 * psi(x) + 1) - x ** -0.5 * (2 * psi(1 / x) + 1)) < 1e-12 for x in (0.5, 1.7))) I = quad(lambda x: exp(-4 * pi * x) * x ** 0.5, 0, float("inf"))[0] check(f"integrale de e^(-n^2 pi x) x^(s/2-1) = Gamma(s/2) pi^(-s/2) / n^s (n = 2, s = 3) : {I:.10f}", abs(I - G(1.5) * pi ** -1.5 / 8) < 1e-10) check("2n = n^2 n'a qu'une solution de 1 a 10 000 : n = 2, valeur 4", [k for k in range(1, 10001) if 2 * k == k * k] == [2]) DR = lambda m: 1 + (m - 1) % 9 check("DR(x^2) = DR((9 - x)^2) pour x de 1 a 8 ; huit positions, quatre racines, deux par deux", all(DR(x * x) == DR((9 - x) ** 2) for x in range(1, 9)) and len({DR(x * x) for x in range(1, 9)}) == 4)
print("8. Le compte des statuts") n = {"Th": len(re.findall(r"\*\*Th\.\*\*", corps)), "F": len(re.findall(r"\*\*F\.\*\*", corps)), "L": len(re.f indall(r"\*\*L\.\*\*", corps))} m = re.search(r"statuts: Théorèmes (\d+), Lectures (\d+), Faits (\d+)", tete) ecrit = tuple(int(x) for x in m.groups()) if m else None check(f"statuts annonces {ecrit} = statuts comptes {(n['Th'], n['L'], n['F'])} (Th, L, F)", ecrit == (n["Th"], n["L"], n["F"])) print() print("VERDICT :", "TOUTES LES VERIFICATIONS PASSENT" if ok else "AU MOINS UN ECHEC")
Sortie de l'exécution du 8 octobre 2026 :
0. Typographie et mots
[OK] aucun tiret cadratin [OK] aucun mot banni hors citation (6 racines)
1. Le zero d'une paire est au centre
[OK] 2x - 9 ne s'annule qu'en 4,5 ; aucune position de 1 a 9 ne l'annule [OK] 2 et 7 : 2 + 7 = 9 et (2 + 7)/2 = 4,5
2. Avec le produit d'Euler, zeta ne s'annule pas (sigma = 1,1)
[OK] min |zeta| sur t de 0 a 200 = 0.3769, au-dessus de zeta(2,2)/zeta(1,1) = 0.1408
3. Dans la bande, le denominateur 1 - 2^(1-s) ne s'annule pas
[OK] |1 - 2^(1-s)| >= 2^(1-sigma) - 1 > 0 sur une grille de la bande
4. Au premier zero, eta s'annule
[OK] |zeta(rho)| = 3.9e-15, |eta(rho)| = 9.2e-15, |1 - 2^(1-rho)| = 2.37
5. Sur la droite, l'inverse et le miroir coincident : Lambda est reelle
[OK] |Im/Re| sur la droite : au plus 8.6e-14 ; a 0,7 : au moins 1.3e-01 [OK] equation fonctionnelle Lambda(s) = Lambda(1 - s) a 10^-12 pres (s = 0,3 + 2i)
6. La face finie : critere de Lagarias jusqu'a 100 000
[OK] sigma(n) <= H + e^H ln H pour n de 2 a 100000 : violations [] ; marge minimale 1.14 % en n = 12
7. Doubler, carrer, et la porte de Riemann
[OK] Jacobi : 2psi(x) + 1 = x^(-1/2) (2psi(1/x) + 1) a x = 0,5 et 1,7 (10^-12 pres) [OK] integrale de e^(-n^2 pi x) x^(s/2-1) = Gamma(s/2) pi^(-s/2) / n^s (n = 2, s = 3) : 0.0198943679 [OK] 2n = n^2 n'a qu'une solution de 1 a 10 000 : n = 2, valeur 4 [OK] DR(x^2) = DR((9 - x)^2) pour x de 1 a 8 ; huit positions, quatre racines, deux par deux
8. Le compte des statuts
[OK] statuts annonces (8, 13, 6) = statuts comptes (8, 13, 6) (Th, L, F) VERDICT : TOUTES LES VERIFICATIONS PASSENT
Annexe B. De la v0.1 à la v0.2 (R9) La v0.1, écrite le même soir, présentait la section 8 comme une expérience de pensée posée sur des faits, et le scribe, dans sa réponse, avait parlé d'une nuance : en 1859, Riemann avait déjà le centre et les inverses. L'auteur l'a reprise : « Il n'y a pas de nuance : ça prouve mon point. Sans la contamination de Gauss, le modulo et ses moindres carrés, la confusion du doublement et du carré, Riemann aurait vu tout de suite. » La section 8 a été complétée par la porte de la seconde preuve de Riemann, la somme de carrés de Jacobi sous la courbe des moindres carrés, et par deux comptes du cadastre (doubler et carrer ne coïncident qu'en 4 ; le carré ne distingue pas une position de son inverse), vérifiés par la nouvelle vérification 7. Le résumé, l'avant-propos et la section 10 ont été ajustés ; la section 10 reçoit un paragraphe. Les lignes retirées de la v0.1 sont conservées ici, mot pour mot : Riemann, élève de Gauss, était parti du produit d'Euler et avait trouvé le centre et les inverses en 1859 ; il n'a pas scellé : l'auteur en tient la grammaire de Gauss pour cause, Lecture contrefactuelle déclarée telle. Pendant que la pièce s'écrivait, l'auteur a ajouté une dernière phrase, sur Riemann et Gauss ; elle est reprise à la section 8. Pour entrer dans la bande, il emploie ensuite les outils de sa thèse, les fonctions d'une variable complexe et des intégrales prises dans le continu. L. Riemann a donc trouvé, à l'échelle de la bande, ce que l'auteur nomme le 4,5 et les inverses : le centre ½, et l'échange de s et de 1 − s, celui que la section 5 vérifie. Ce qu'il n'a pas fait, c'est sceller. Le centre, il l'avait ; ce qui lui a manqué, c'est la lecture du zéro. Il a lu ½ comme une droite du continu complexe, celle de sa thèse,
et les zéros comme des valeurs atteintes. Il n'a pas lu le centre comme la fermeture d'une paire, où le zéro est le vide entre les deux membres. L. Le corpus a déjà séparé les deux Euler (R.157) : celui qui compte, de Königsberg à V − E + F, et celui qui passe à la limite et livre à Gauss le zéro et l'infini comme objets. L'élève de l'Euler qui compte aurait reçu la grammaire du sceau avant celle de la limite. C'est la lecture de l'auteur : retirer Gauss de l'équation, ce n'est pas juger l'homme, c'est retirer le geste de 1801 pour voir ce qui reste. Ce qui reste, c'est le produit qui garde les tours, le centre et les inverses : de quoi sceller.
Colophon. Modèle, questions, lectures et règles : Filipe Bastos. Scribe : Claude, sous la contradiction de l'auteur. Calculs, formulations et audits assistés par IA (ChatGPT, Gemini, DeepSeek, GLM), à sa demande.
Colophon
Modèle, questions, lectures et règles : Filipe Bastos. Scribe : Claude, sous la contradiction de l'auteur. Calculs, formulations et audits assistés par IA (ChatGPT, Gemini, DeepSeek, GLM), à sa demande. Pièce du corpus ARC, 8 octobre 2026 (v0.1, puis v0.2 le même soir), v0.2. Chaque calcul cité est vérifié par le script joint en annexe (R10). Corpus ARC, Filipe Bastos, CC BY 4.0.