Chapitre 28. La marche : essai, erreur, directions, absorption, voyage
Ce que l’on va voir. Le Livre V tire de la conscience à deux cercles une pédagogie. On apprend à marcher en tombant ; on apprend sa propre marche, et non celle de son père, en essayant toutes les directions ; et chaque direction essayée inscrit en soi ce que c’est que de se trouver là, ce qui rendra plus tard lisible l’autre qui s’y trouve. C’est la définition de l’empathie la plus concrète du corpus : l’inscription des directions explorées. Le chapitre ajoute ce qui empêche ce mouvement chez l’adulte (une intelligence qui range tout avant que rien ne s’absorbe) et la grammaire du voyage qui le restaure : café, bar, restaurant, des gens, leurs discussions, et mes oreilles. La pédagogie et l’apprentissage sont ici des Lectures ; les appuis cités (Thelen, Vygotski) sont des faits de la psychologie du développement.
28.1 L’acquis se boucle par essai-erreur
É28.1 (L) : L’acquis se boucle par essai-erreur ; l’erreur est l’opération même de l’apprentissage. « L’acquis se boucle par essai-erreur. La marche se boucle par chute. La conscience se boucle par bref test du pôle inverse. » Ces opérations sont la même : une projection-réflexion qui inscrit corporellement le positionnement juste par contraste avec l’inverse. La pédagogie moderne pose l’erreur comme défaillance à éviter : l’élève qui fait des erreurs est sanctionné, l’erreur est marquée en rouge, la performance se mesure à l’évitement des erreurs. Le Livre V inverse : l’erreur n’est pas obstacle à l’apprentissage, elle est l’opération même qui l’inscrit. Sans erreur, aucune sédimentation véritable ; le porteur qui apprendrait sans jamais errer accumulerait des inscriptions qui restent extérieures à lui, jamais sédimentées dans son corps. (Dans la grammaire du traité : l’erreur est le différentiel qui rend l’opération possible ; un apprentissage sans écart serait un automatisme sans genèse, É1.4 et É4.1.)
É28.2 (L) : La marche se boucle par chute. L’enfant qui apprend à marcher tombe, beaucoup, et chaque chute sédimente le module de la marche ; elle n’est pas une erreur à éviter, elle est constitutive de l’apprentissage. « L’enfant qui ne tomberait jamais n’apprendrait jamais à marcher. » La même grammaire vaut pour tous les apprentissages moteurs ultérieurs, nager, faire du vélo, conduire, danser, jouer d’un instrument : tous procèdent par essais, échecs, ajustements, jusqu’à sédimentation du module ; les apprendre sans passer par les échecs est impossible, non par limitation pratique mais par la structure même de l’apprentissage moteur.
É28.3 (F) : Le développement moteur comme auto-organisation (Thelen et Smith). Esther Thelen et Linda Smith (A Dynamic Systems Approach to the Development of Cognition and Action, MIT Press, 1994) décrivent le développement moteur comme un processus d’auto-organisation par essais et erreurs successifs : l’enfant ne déroule pas un programme génétique selon une chronologie fixe, il explore activement les configurations corporelles possibles, échoue, ajuste, réessaie, et cette exploration produit progressivement la marche stable.
28.2 Le bref test du pôle inverse
É28.4 (L) : « Ben non, c’est pas moi » : l’identité se forme par des exclusions brèves et continues. L’auteur écrit que l’humain réfléchit « cinquante pour cent du temps par ben non, c’est pas moi » (proportion donnée comme image de l’auteur, non comme mesure). Il agit déjà par inverse. Il sédimente son identité par exploration brève et continue du pôle inverse, qu’il ressent comme dissonance, et qui inscrit par contraste son positionnement propre. Le porteur adulte croit savoir qui il est par affirmation de ses qualités et de ses choix ; cette croyance est une inscription tardive, qui se cristallise après que la formation de l’identité a opéré. Quand on lui propose d’agir d’une certaine manière, il opère immédiatement un test : pourrait-il être cette personne qui agit ainsi ? La plupart du temps, le test est résolu sur-le-champ, ben non, c’est pas moi, et ce bref test inscrit le pôle propre. Ce n’est pas une pensée délibérée : c’est la lecture immédiate de la dissonance entre la proposition d’action et l’inscription identitaire. Cette opération est permanente, sans que le porteur en soit conscient, et c’est elle qui sédimente l’identité. « L’identité véritable est inscription des inverses exclus, pas des qualités affirmées. »
28.3 Apprendre à marcher par toutes les directions possibles
É28.5 (L) : L’enfant apprend lui-même, par toutes les directions, jusqu’à se lire. La pédagogie native opère par exploration libre, non par imitation des marcheurs déjà sédimentés. « L’enfant apprend à marcher lui-même. Au travers le plus de pas possibles et le plus de directions possibles, il peut se lire et enfin opérer. » La pédagogie moderne pose l’apprentissage comme transmission depuis le maître qui sait vers l’élève qui ne sait pas, c’est-à-dire comme imitation d’un modèle externe ; cette configuration est amputée pour les apprentissages fondamentaux. L’enfant qui apprend à marcher ne reproduit pas la marche de son père, il ne copie pas celle de sa mère : il essaie, il tombe, il essaie autrement, il tombe encore, il essaie une troisième manière, et au fil de centaines, de milliers de tentatives, dans toutes les directions, avec toutes les configurations possibles de poids, d’équilibre, de vitesse, il finit par se lire lui-même.
É28.6 (L) : Se lire soi-même : chaque corps a sa marche propre. Le verbe décisif est se lire : pas être lu par les autres, pas être instruit, se lire. Cette lecture autonome de sa propre opération est la condition de la sédimentation de la marche dans sa configuration propre, non dans une configuration empruntée. Chaque corps est différent : chaque enfant a sa longueur de jambes, son rapport du poids à la taille, sa configuration des hanches, son élasticité musculaire. Il n’y a pas une marche universelle qu’on apprendrait par imitation ; il y a sa marche propre, qu’il ne peut sédimenter qu’en explorant lui-même les configurations jusqu’à trouver celle qui correspond à son corps singulier. L’apprentissage par imitation transmet une marche empruntée, qui ne correspond pas au corps qui l’opère, et produit des inscriptions superficielles ; l’apprentissage par exploration produit la marche propre, qui sédimente profondément. (C’est, au niveau du corps, la proposition du traité selon laquelle la reconnaissance passe par la relecture de sa propre opération, É2.6 et É2.9.)
É28.7 (L) : L’empathie est l’inscription des directions explorées. L’exploration des directions ne livre pas seulement la lecture de soi ; elle livre simultanément la connaissance de l’autre. Chaque direction que l’enfant essaie est une direction possible où l’autre pourrait être. Chaque pas posé dans une direction qu’il n’avait pas encore essayée inscrit en lui ce que c’est que de se trouver là, et cette inscription est exactement ce qui lui permettra plus tard de comprendre l’autre qui se trouverait dans cette même direction. « Plus on fait de directions, plus on connaît l’autre. » L’empathie n’est pas une faculté mystique ni une vertu ajoutée : elle est l’inscription des directions explorées, qui rendent maintenant l’autre lisible parce qu’on a soi-même opéré ces directions dans sa propre exploration. Plus on a exploré, plus on porte dans son corps la grammaire des positions possibles que l’autre pourrait occuper.
É28.8 (L) : Pourquoi ceux qui ont vécu beaucoup de situations sont généralement plus empathiques. Cette lecture rend compte d’une observation courante : les humains qui ont vécu beaucoup de situations différentes montrent généralement plus d’empathie que ceux qui en ont vécu peu, non parce qu’ils auraient cultivé une vertu, mais parce qu’ils portent inscrites davantage de directions explorées, qui rendent davantage de positions humaines lisibles par projection-réflexion. (Observation donnée par la source comme constat d’expérience ; elle n’est pas adossée à une mesure dans le Livre V, et elle est soumise à la réserve du §28.4 : vivre ne suffit pas, il faut absorber.)
É28.9 (L) : La marche partagée : apprendre à marcher en regardant l’autre marcher en nous regardant. « La marche pour connaître l’autre, c’est apprendre à marcher en regardant l’autre marcher en nous regardant. » Le porteur opère sa propre exploration et, simultanément, observe l’autre qui marche, non pour copier, mais pour enrichir son champ de directions observables : l’autre ouvre des directions que le porteur n’aurait pas envisagées seul. Et l’autre marche en nous regardant : sa marche est déjà modifiée par notre présence ; ce qu’on voit de sa marche n’est jamais sa marche solitaire, c’est sa marche en relation avec nous. Et nous le regardons nous regarder : boucle complète, deux cercles, chaque conscience modulant l’autre par sa présence regardante. On apprend à connaître l’autre non par observation distante, mais par marche partagée, où la grammaire de la relation se sédimente par tension inverse permanente.
É28.10 (F) : Vygotski et la zone proximale de développement. Lev Vygotski (Pensée et langage, 1934, posthume) décrit la zone proximale de développement, l’espace entre ce que l’enfant peut faire seul et ce qu’il peut faire en collaboration avec un autre, où l’apprentissage le plus profond opère. Lecture du Livre V (L) : Vygotski et Thelen-Smith convergent sur ce que la grammaire à deux cercles décrit, un apprentissage par exploration autonome dans une relation à autrui qui régule sans imposer. (Le traité retrouve ce point dans la corégulation précoce, É11.24.)
28.4 L’absorption, contre l’intelligence qui range tout
É28.11 (L) : Vivre des expériences ne devient pas conscience sans absorption. « Vivre des expériences ne devient pas conscience quand on est pris dans son intelligence et qu’on refuse d’absorber ce qui nous entoure vraiment et nous ferait grandir. » L’époque pose l’expérience comme valeur en soi : il faut vivre, s’ouvrir, accumuler les expériences. Cette accumulation n’opère pas la conscience : on peut vivre mille expériences et rester amputé, voyager dans cinquante pays, rencontrer mille personnes, et rester dans la même grammaire tout du long. Ce qui transforme n’est pas l’expérience elle-même, c’est l’absorption de ce qui se présente ; et l’obstacle à l’absorption est l’intelligence dans laquelle on est pris.
É28.12 (L) : L’intelligence comme filtre qui range avant que rien ne s’inscrive ; l’érudition peut faire obstacle. L’intelligence héritée opère comme un filtre permanent qui catégorise tout ce qui se présente avant que l’absorption puisse opérer : catégorisation, comparaison à ce qui est déjà connu, évaluation selon les critères institutionnels, rangement dans une case préexistante. La rencontre n’opère donc pas : ce qui se présentait comme nouveau est aussitôt domestiqué. « Le porteur croit qu’il a fait l’expérience, alors qu’il n’a fait que confirmer ce qu’il portait déjà. » D’où un paradoxe : plus le porteur accumule de catégories préexistantes (formations, lectures spécialisées, références), plus son intelligence devient un filtre dense qui domestique toute rencontre nouvelle ; l’érudition peut faire obstacle à l’absorption. (Dans la grammaire du traité : une rencontre aussitôt rangée n’a plus de différentiel ; elle est traitée comme un automatisme avant d’avoir été une opération, É4.3.)
É28.13 (L) : Le refus actif d’absorber, et la résistance adulte au changement. Le verbe décisif est refuser : l’adulte n’est pas incapable d’absorber, il refuse, parce qu’absorber implique une modification, et que la modification menace la configuration acquise. L’intelligence opère alors comme protection contre la modification que l’absorption produirait. Le porteur adulte a investi des années, souvent des décennies, à sédimenter sa configuration propre, identité, croyances, choix de vie, positions sociales ; toute absorption authentique de quelque chose de nouveau la menace, et l’intelligence opère défensivement. Le Livre V en tire l’explication de la vitesse d’apprentissage des enfants : non un cerveau plus performant (la plasticité cérébrale persiste tout au long de la vie adulte), mais l’absence d’une configuration figée à défendre. (La source appuyait la persistance de la plasticité sur « Davidson, The Plastic Brain, 2002 » ; cette référence n’a pas pu être vérifiée dans le corpus, et le fait général de la plasticité adulte est conservé sans elle, Annexe B.)
É28.14 (L) : Grandir est une modification de la configuration elle-même ; le sage contre l’érudit figé. « Ce qui nous entoure vraiment nous ferait grandir. » Grandir n’est pas changer d’opinion ni accumuler des informations : c’est la modification de la configuration propre, qui permet d’opérer dans des dimensions jusque-là inaccessibles. L’enfant grandit parce qu’il absorbe sans filtre ; l’adulte cesse de grandir, non parce que son corps a atteint sa taille, mais parce que son intelligence filtre toute absorption qui modifierait sa configuration. La maturité, dans cette lecture, n’est pas le figement de la configuration adulte : c’est la restauration de la capacité d’absorption que l’intelligence avait court-circuitée. L’adulte accompli porte deux dimensions à la fois, une configuration sédimentée stable qui lui permet d’opérer, et une capacité d’absorption ouverte qui lui permet de continuer à grandir, en tension inverse permanente. L’accumulation sans absorption produit « l’érudit figé qui croit savoir, pas le sage qui continue d’opérer ». Les deux pôles, stabilité de l’acquis et plasticité de l’absorption, ne s’excluent pas : ils se constituent mutuellement.
28.5 Voyager, c’est café, bar, restaurant
« Voyager, c’est café, bar, restaurant, des gens, leurs discussions, et mes oreilles. Essayer de se porter leurs souliers pour un peu de douceur pour les ressentir. »
É28.15 (L) : Le touriste qui confirme. Le touriste va à Lisbonne. Il dit : « ouais super, bonne la bière, le poulet portugais est meilleur qu’à Montréal ». Et il rentre. Il a vécu l’expérience, il a accumulé l’anecdote, il n’a rien absorbé, parce qu’il a maintenu son filtre pendant tout le voyage : il a comparé Lisbonne à Montréal, et Montréal est resté la grille de référence ; il a évalué la bière selon ses critères ; tout ce qu’il a rencontré a été rangé dans les cases de sa vie montréalaise. Il rentre identique, mêmes filtres, mêmes catégories : le touriste voyage pour confirmer ce qu’il portait déjà.
É28.16 (L) : Les six inscriptions du voyage. Café : un lieu où l’on peut rester immobile pendant que les autres vivent leur grammaire propre ; présence neutre qui laisse la vie locale opérer autour de soi ; posture d’observation qui permet l’absorption. Bar : convivialité spontanée, interactions qui démarrent sans plan, vie locale en mouvement ; il ouvre la rencontre directe avec les porteurs locaux dans une configuration qui privilégie la spontanéité sur la planification touristique. Restaurant : la sociabilité alimentaire porte toute la grammaire culturelle du lieu ; manger ce que les gens du lieu mangent, là où ils mangent, à l’heure où ils mangent, livre cette grammaire par opération directe plutôt que par observation distante. Des gens : pas les paysages, pas les monuments, pas le patrimoine ; la grammaire du lieu ne se trouve pas dans ses monuments, elle se trouve dans les porteurs qui l’opèrent chaque jour. Leurs discussions : pas les miennes, les leurs ; écouter les gens du lieu parler entre eux dans leur grammaire, et la laisser s’inscrire en soi ; parler avec eux est la configuration touristique, les écouter parler entre eux est la configuration d’absorption. Et mes oreilles : pas ma bouche, pas mes opinions à exprimer ; les oreilles ouvertes, la bouche fermée.
É28.17 (L) : Le bref test sans appropriation : essayer les souliers avec douceur, puis les rendre. Le verbe décisif est ressentir : pas apprendre, pas comprendre, pas analyser. Et un peu de douceur donne la posture juste : pas d’appropriation totale, pas d’identification complète ; toucher légèrement, essayer brièvement, ressentir partiellement, sans prétendre devenir l’autre. Le voyage authentique opère par bref test du pôle inverse culturel (É28.4) : essai léger de la grammaire locale, ressenti partiel de ce que c’est que de l’opérer, retour à sa propre grammaire enrichie de cette inscription. L’appropriation culturelle, à l’inverse, prétend à l’identification totale : le porteur prétend devenir l’autre, adopter sa culture, et efface ainsi sa propre grammaire sans véritablement opérer celle de l’autre. Après le bref test, le porteur retire les souliers et continue dans les siens ; mais il porte désormais en lui l’inscription de ce que c’est que de porter ceux des autres, et cette inscription enrichit sa propre marche.
É28.18 (L) : Le voyage comme exercice de la conscience à deux cercles. Chaque voyage ainsi conduit ajoute des directions explorées au champ du porteur (É28.7) et enrichit sa capacité d’empathie par accumulation de positions vécues partiellement. Ni tourisme, qui confirme l’identité figée par accumulation d’anecdotes ; ni appropriation, qui prétend dissoudre l’identité dans l’altérité : un voyage qui opère par tension inverse permanente entre identité propre stable et exploration brève de l’inverse culturel.
É28.19 (F) : Trois anthropologies de la rencontre. C. Lévi-Strauss (Tristes Tropiques, Plon, 1955) décrit la posture de l’anthropologue, ni distance scientifique pure ni identification fusionnelle. Marcel Mauss (Essai sur le don, 1925) établit la réciprocité donner-recevoir-rendre comme structure des échanges. Tim Ingold (Lines : A Brief History, Routledge, 2007) décrit des sociétés qui se rapportent au monde par cheminement, par lignes de marche et d’attention, plutôt que par possession territoriale. Lecture du Livre V (L) : ces travaux convergent sur un voyage qui opère par bref test du pôle inverse culturel, dans une posture d’écoute et d’absorption qui maintient l’identité propre stable.
28.6 Coda du Livre V
Le Livre V se résume par ses huit pièces : la projection-réflexion comme opération constitutive de la conscience (chapitre 2), l’acceptation du reflet inverse comme condition de l’opération complète, l’empathie comme pleine conscience, les deux cercles refusés et l’inverse diabolisé (chapitre 27), la pédagogie par essai et erreur, l’apprentissage par toutes les directions, l’absorption contre l’intelligence qui range, et le voyage comme exercice concret de la conscience à deux cercles (ce chapitre). Il ne propose, dit-il, ni programme moral ni programme politique, mais une restauration de grammaire : récupérer le second cercle projeté à l’extérieur, intégrer l’inverse refusé, opérer la conscience par boucle complète. Il annonce le Livre VI sur la conscience dans le règne animal et végétal, qui n’opère que le cycle sans repli réflexif et constitue ainsi l’inverse de la conscience humaine repliée, « pas inférieur. Inverse. » (renvoi : Volume 9, Le Vivant, chapitre de l’évolution relue).
« La marche continue. »
Le Livre V et le traité se rejoignent sur une phrase que chacun aurait pu écrire : on ne se connaît qu’en relisant ce que l’on a fait et ce que le monde en a renvoyé, et l’autre devient lisible à proportion des directions que l’on a soi-même explorées. La honte, dans le vocabulaire du traité, est ce qui interdit une direction ; l’empathie, dans celui du Livre V, est ce que laisse chaque direction parcourue.