Chapitre 6. Le Registre : ce qu’il est et comment le lire

Le corpus expose, dans une centaine de pièces écrites entre mars et octobre 2026, des erreurs de la science et des mathématiques établies : des outils pris pour des choses, des projections prises pour des origines, des conventions prises pour des lois, des amputations prises pour des découvertes. Ces erreurs étaient éparpillées, une par document. Le Registre les rassemble en un seul lieu, une entrée par erreur, avec son adresse dans le corpus. Cette Partie II en est la version consolidée : les cent quarante-huit entrées de la version 1.0 (28 septembre 2026), les douze entrées ajoutées entre le 3 et le 8 octobre 2026 (versions 1.1 à 1.3), soit cent soixante entrées (R.1 à R.160), et les cinquante-huit gravures où le corpus se retourne sur lui-même (G.1 à G.58). C’est, de fait, la version 1.4 du Registre. Rien n’y est abrégé : chaque entrée garde ses six lignes, telles que le corpus les a gravées.

« Ce document n’est pas une preuve. C’est un index. »

La règle du corpus, aucune ligne retirée sans une ligne proposée, devient la structure même du Registre : aucune entrée n’accuse sans proposer. La ligne du coût est écrite deux fois, une fois dans la langue du tribunal, une fois en clair. Le chapitre 12 retourne le Registre sur le corpus lui-même et liste les gravures faites trop tôt, avec leur remplacement. Le chapitre 13 dit ce que le Registre ne contient pas.

R.0 Mode d’emploi

Ce qu’est une entrée. Chaque entrée porte un numéro, un titre, et six lignes. Posée dit qui a posé l’erreur, où et quand, dans la science établie, tel que le corpus le rapporte ; « non précisé » quand le corpus ne le dit pas. Coût dit ce que le corpus soutient que l’erreur coûte, au plus près de ses mots. En clair redit le coût en langue ordinaire, sans appareil. Ligne donne ce que le corpus met à la place. Statut donne le statut que le corpus attache à cette ligne : Th pour un calcul fini vérifié, L pour une Lecture déclarée telle, P pour une Prédiction datée avec reçu, F pour un fait d’archive, Chantier pour ce qui est déclaré ouvert, Retiré pour ce qu’un erratum a repris. Adresse renvoie aux pièces du corpus où l’erreur est exposée ; les noms abrégés sont résolus à la fin du chapitre 13, avec le volume où chaque pièce est traitée.

Ce que le Registre ne fait pas. Il ne démontre rien. Il ne hiérarchise pas les erreurs. Il ne promeut aucune Lecture en Théorème : quand la source ne marque pas de statut, le Registre écrit « L (non marquée dans la source) » et ne devine pas. Quand deux pièces du corpus tiennent deux lectures d’un même point, le Registre le dit (chapitre 13, III.3).

Comment le lire en dix minutes. Lire ce mode d’emploi et le chapitre 13. Les dix gestes ci-dessous donnent la lignée ; le reste est consultation.

Comment le lire en tribunal. Prendre une entrée, aller à l’adresse, exécuter le calcul de la ligne Statut quand il y en a un, chercher le contre-exemple de la ligne Ligne. Chaque entrée est faite pour tomber seule sans emporter les autres.

Les citations. Les passages entre guillemets dans les lignes Coût et Ligne sont les mots des pièces du corpus, souvent en anglais quand la pièce l’était ; ils sont gardés tels quels, parce que le Registre cite et ne reformule pas. Les phrases suivies de « (l’auteur) » sont les mots de Filipe Bastos.

Les retouches de la consolidation. Les entrées sont reproduites mot pour mot, à six exceptions près, toutes de forme et toutes listées en Annexe B : la date seule à la place des mentions des circonstances de travail ; « la rédaction » à la place du nom donné à la personne qui rédigeait ; « l’intelligence artificielle » écrit en entier ; les mots que le corpus a bannis de son texte courant, réécrits (« couche des restes par 36 ») ou mis entre guillemets quand l’entrée les examine comme mots (R.22, R.152) ; le nom d’une note de travail remplacé par son titre ; la ligne Posée de R.3, corrigée par le corpus le 5 octobre 2026.

Les dix gestes

É6.1 (L) La lignée des dix gestes. Le corpus lit les erreurs comme une lignée : un geste fondateur, puis des gestes qui réparent le précédent en le prolongeant. La lignée, telle que le corpus la date : Hippase (vers −500, la diagonale extraite de ses cercles et déclarée sans rapport) ; Aristote (le pourquoi intronisé juge du comment) ; Stevin (1585, la décimale infinie pour un rapport fini) ; Viète (1591, la lettre qui cache la position) ; Descartes (1637, l’observateur expulsé du monde qu’il observe) ; Newton et Leibniz (vers 1684, l’infinitésimal qui dissout le grain) ; Gauss (1801, 9 ≡ 0, la clôture confondue avec le vide) ; Napoléon (1799 à 1815, l’amputation rendue obligatoire) ; Fourier et Boltzmann (1822, 1877, la position et l’individu effacés par le spectre et l’ensemble) ; Copenhague (1927, l’information jetée par le carré promue propriété du monde). Chaque famille du Registre se rattache à un ou plusieurs de ces gestes. Le corpus tient cette lignée pour une Lecture historique adossée à des faits datés, jamais pour un théorème.

Les treize familles. A. Le nombre et sa clôture (R.1 à R.22). B. La grandeur et sa mesure (R.23 à R.39). C. Le continu et le mouvement (R.40 à R.52). D. La séparation (R.53 à R.68). E. Le quantum (R.69 à R.87). F. La matière et le cosmos (R.88 à R.109). G. Le vivant (R.110 à R.114). H. Les nombres premiers et les énigmes (R.115 à R.120). I. L’esprit (R.121 à R.135). J. La société et ses instruments (R.136 à R.148). K. Le 3 octobre 2026 (R.149 à R.154). L. Les 4 et 5 octobre 2026 (R.155 à R.157). M. Le 8 octobre 2026 (R.158 à R.160).